La fenêtre est ouverte et la brise s’engouffre dans la pièce. L’air est encore tiède de la journée estivale mais le vent qui se lève apporte une fraicheur nouvelle, presque mordante en comparaison. J’entre dans la chambre. Mes yeux sont immédiatement happés par ses fesses sous le voile translucide de sa robe. Elle est allongée, dos à moi, la tête enfouie dans les oreillers. Je m’approche et m’assois au bord du lit. Pour une fois mes mains ne tremblent pas d’appréhension. Je me sens sûr de moi, légitime. Je pose mes doigts sur sa cuisse et remonte vers le tissu, que je repousse d’un geste. Je vois les mouvements imperceptibles de sa peau et ses poils quand la fraicheur de la brise les atteint enfin directement. Son duvet blond scintille de mille minuscules pics dressés. Je passe mes doigts sur sa fesse et sa peau se détend alors. Les pics deviennent douceur au contact de ma chaleur. Je descends dans la vallée et je sens son corps se tendre. Il me semble voir ses jambes s’ouvrir légèrement. Je sens qu’elle m’attend alors j’arrête ma descente et remonte vers son dos. Mon toucher se fait de plus en plus léger jusqu’à ce que mon doigt décolle de sa peau. Puis je claque ses fesses. D’un geste sec et unique, avec le plat de ma paume. Elle pousse un petit cri, de surprise plus que de douleur. Je me lève et fais le tour du lit, inspectant les liens à ses poignets et chevilles. Des boucles larges de linge blanc froncé, contrastant avec le bois brut du lit. Ce sont des attaches douces et fermes, dont les liens avec le lit sont souples. Elle peut bouger les bras, mais pas partir, écarter les jambes mais pas les fermer. Je glisse mes doigts dans ses boucles rousses, puis caresse son cou et sa joue. Je profite de la chaleur humide de son souffle sur ma main. Je tourne son visage aux yeux clos vers moi et écarte les mèches égarées de son front. J’ai hâte d’y voir perler sa sueur, hâte de voir ses muscles ses crisper. Je m’écarte encore. Je veux qu’elle m’attende, qu’elle sente que je toucherai quand je le voudrai. Je savoure qu’elle soit à ma disposition. Cette idée me monte à la tête plus que n’importe quel acte. Les mains tremblantes, je caresse ses bras lentement. Je cherche à avoir un toucher léger à la limite de la chatouille, pour la faire réagir, pour qu’elle soit en tension, alerte, à se demander ce que je vais lui faire, et quand. Je lui masse la nuque d’une main avec force. Elle est humide de la chaleur de sa chevelure abondante, qui l’a protégée de la brise. Elle ronronne. Quand je la sens se détendre, je saisis sa gorge. Je serre et entends sa respiration devenir lourde. Je pose mes doigts sur le côté de son sein, accessible par l’ouverture de sa robe, et reprends mes caresses. Le voile translucide qui l’habille est si fin que je vois son corps à travers mais ne peux pas le toucher directement. Je le froisse de mes mains en désespoir et plonge mes lèvres dans le creux de son épaule, puis la mords, aussi doucement que profondément. Je glisse mon corps en arrière, détachant lentement mes dents de sa peau et y laissant une trainée de salive. Elle se cambre légèrement, tirant sur les liens, tendant les boucles de tissu, tandis que le mince rideau blanc à la fenêtre est soulevé par le vent qui entre brutalement dans la pièce. Je sens l’air qui soulève mes cheveux et rafraichit mon front. Je ferme les yeux et inspire profondément. Je ressens les battements de mon cœur devenir plus forts alors que je repose ma main sur le bas de son dos. Je la caresse du bout des doigts, descendant lentement entre ses fesses. Puis j’ai un plug dans la main. Comme un gros bulbe végétal métallique. Je lui enfonce sans effort. Ses jambes vibrent mais ne peuvent pas se resserrer. J’appuie sur la base du bulbe. Lentement mais profondément. Puis je le relâche avant de recommencer. Elle gémit à chaque pression. Ce contrôle sur elle me monte à la tête comme une ivresse. Le rideau claque avec le vent devenu plus fort. Je glisse un doigt entre ses jambes, suivant la moiteur, jusqu’à trouver la source. Je la touche délicatement, hume ce que j’ai recueilli, puis lui fait gouter. Sa langue sur la pulpe de mon doigt me fait frissonner. Maintenant c’est moi qui n’ai plus de contrôle. Je me place entre ses jambes, je me penche vers elle, je l’empoigne par les hanches et je la pénètre. Je ne sais plus bien comment, mais je la pénètre, encore et encore, pressant mes hanches contre ses cuisses jusqu’à m’épuiser. Puis je me réveille. Je suis dans mon vrai lit, je suis seule, je suis une femme.